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CHIREC : Une réorganisation médicale plus performante

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En vue d’optimiser la prise en charge des patients et de renforcer le travail d’équipe des médecins, le CHIREC a récemment choisi de restructurer l’organisation médicale de son institution en regroupant l’ensemble de l’activité médicale sous formes de pôles et départements. Explications avec le Dr Philippe El Haddad, directeur général médical.
 
Pourquoi une réorganisation médicale de l’institution était-elle nécessaire ? Nous avons profité de la construction de notre nouvel hôpital Delta pour améliorer l’organisation médicale. Nous avons en effet estimé avantageux d’adopter une structure plus horizontale où les professionnels de la santé, qui travaillent sur les mêmes spécialités d’organe et qui utilisent le même matériel, soient réunis au sein d’une même entité. De là est née l’idée d’organiser l’activité médicale en pôles médico-infirmiers intrasites et, ensuite, en départements intersites.
 
Comment s’organisent les différents pôles et départements ? Sur les trois sites du Chirec (Delta, Ste-Anne St-Remi et Braine-l’Alleud – Waterloo, NDLR), nous disposons de cinq pôles : le Pôle locomoteur, le Pôle mère-enfant, le Pôle tête et cou, le Pôle viscéral et le Pôle thoracique et vasculaire. Le Pôle viscéral, par exemple, rassemble les gynécologues, les gastroentérologues, les urologues et les chirurgiens digestifs. Le Pôle tête et cou réunit la stomatologie, la dentisterie, la chirurgie cervico-maxillo-faciale et l’ORL… Favoriser le travail en équipe autour des pathologies qui concerne le même organe améliore l’expertise et la qualité médicale.
 
Les départements, quant à eux, font l’objet d’une coordination intersites. Nous y avons intégrétoutes les spécialités médicotechniques. La médecine nucléaire et l’imagerie médicale ont été fusionnées au sein d’un même département. De même que la médecine aigue avec les soins intensifs et les urgences, et que le département métabolique avec l’endocrinologie, la médecine interne et la dialyse. Le département de neurosciences regroupe les neurologues, les neurochirurgiens, les psychiatres, les médecins du sommeil et les médecins de la douleur. Les autres départements sont l’Anesthésiologie, la Biologie clinique, la Gériatrie, l’Oncologie et l’Ophtalmologie.
 
Quels sont les avantages d’une telle réorganisation pour l’hôpital et le personnel soignant? Les pôles et départements sont dirigés par des chefs de pôles et de départements, nommés pour cinq ans. Pour assurer leur fonction, tous ont reçu des formations financière, de leadership et de communication. Ils sont tenus, tous les ans, d’établir le budget d’investissement et de fonctionnement, et de rendre un rapport d’activité. Pour ce faire, ils doivent organiser des réunions de service, interroger les équipes sur leurs besoins, projets et objectifs pour l’année à venir. Il faut savoir que le Chirec compte environ 1.200 médecins. Tous ne travaillent pas à temps plein et certains disposent d’une spécialité médicale tellement spécifique qu’ils ne sont pas connus de tout le monde. Les rencontres et réunions autour des besoins de chacun favorisent les échanges. Elles permettent aux gens de se parler, de se connaître et donc, aussi, de se référer des patients. Ce mode de fonctionnement favorise l’étanchéité hospitalière.
 
Notons encore que, pour assurer le bon fonctionnement des pôles, nous avons placé à la tête de chacun d’eux un médecin et un infirmier qui œuvrent en binôme. Cette collaboration rapprochée permet également d’unifier les procédures et de faciliter les flux de patients.
 
En ce qui concerne le patient, justement, quels sont pour lui les bénéfices de ce nouveau mode de fonctionnement ? L’avantage d’une telle structure est qu’elle est véritablement centrée sur le patient. Toutes les unités de consultation sont conçues par pôle. Un patient qui souffre d’un problème orthopédique a besoin d’une radiographie, d’un orthopédiste, d’un kinésithérapeute, d’un rhumatologue… Toutes ces personnes consultent désormais au même endroit. Le patient ne parcourt qu’un seul trajet pour trouver tout ce dont il a besoin. C’est un atout énorme dans notre métier. Ce n’est plus le patient qui se déplace, c’est le médecin qui se déplace.
 
Quelles sont les plus grandes difficultés que vous ayez rencontrées pendant le processus de transformation ? Le lancement de cette nouvelle organisation représentait un énorme challenge. Mais, une fois mise en place, une série d’éléments positifs s’en est rapidement dégagée. Les chefs de pôles et de départements établissent leur budget en concertation avec les directeurs des sites (*). Les budgets sont ainsi davantage ficelés, avec une meilleure prévision des activités pour l’année à venir. La performance de cette organisation semble à présent évidente. Le plus difficile a été de convaincre le conseil médical et le conseil d’administration de la pertinence de cette nouvelle formule. Tout changement est, comme nous le savons, une source d’inquiétude. Convaincre les gens de changer leur vision ne fut pas facile mais aujourd’hui, au vu du résultat, nous ne le regrettons pas du tout.
 
(*) Les départements dépendent du directeur général médical du Chirec alors que les pôles dépendent des directeurs de site.

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