Des étudiants nutritionnistes et diététiciens se penchent sur la problématique de la malnutrition chez les personnes âgé

En Belgique, la malnutrition n’est pas un fait divers. Dans plus de 80% des services gériatriques de notre pays, 35% des plus de 75 ans sont sous-alimentés, et 40% risquent de l’être. Les conséquences ne sont pas négligeables. La malnutrition augmente non seulement le risque de complications médicales et de décès, mais prolonge également la durée de l’hospitalisation et donc le coûte total des soins. La malnutrition peut avoir de nombreuses causes : des maladies, leurs conséquences et leur traitement, des situations psychologiques et sociales complexes, la dépendance pour les tâches quotidiennes, etc.

Formation des secouristes

Dans le cadre de la prévention et du traitement des patients sous-alimentés, les diététiciens et les nutritionnistes sont en première ligne. Le baccalauréat dans ces deux spécialités y accorde donc une attention suffisante. En vue d’un regard neuf et commun sur le problème, la Katholieke Hogeschool Kempen, la KaHo Sint-Lieven et la Haute Ecole Léonard de Vinci – Institut Paul Lambin ont organisé le  “Ondervoeding Challenge Dénutrition”. 134 étudiants de deuxième année (diététique et nutrition) des trois hautes écoles se sont penchés, en équipes mixtes, sur les cas et les missions spécifiques, les recettes adaptées, la sélection d’une alimentation adéquate avec une consistance modifiée, l’alimentation par sonde, la réalisation de mesures… Ils ont pu choisir parmi six essais sur l’approche de la malnutrition : deux en français et quatre en néerlandais. Chaque équipe a du effectuer trois essais, dont au moins un devait être en français. En fin de journée, les équipes furent classées à l’aide de leurs résultats.

 

Ateliers

Durant la journée, chaque groupe a pu participer à trois ateliers. Au total, 5 ateliers différents étaient organisés : classification des alimentations par sonde et aliments liquides : les étudiants ont pu découvrir les principaux fournisseurs en Belgique ; apprendre l’alimentation par sonde : fonctionnement de l’alimentation par sonde ; pesanteur versus pompe ; étude de cas avec recommandation diététique pour un patient sous-alimenté ; étude de cuisson au cours de laquelle les étudiants ont dû préparer, avec les ingrédients disponibles, un plat à consistance variable ; anthropométrie : les étudiants ont utilisé plusieurs techniques pour déterminer la composition du corps.

Sous le signe de l’Europe et d’Erasmus

Ce concours n’était pas purement ludique. Il devait également encourager les étudiants et les professeurs à échanger des expériences et des connaissances, découvrir d’autres manières d’enseigner et d’apprendre la pratique. Les trois hautes écoles ont voulu, par leur initiative, donner davantage de cohérence à l’enseignement dans le domaine de la nutrition et de la diététique, et donner à leurs étudiants une expérience à connotation internationale. Cette initiative s’inscrivait en effet dans un vaste mouvement européen. Bologne, Erasmus… Plus de cohésion dans l’enseignement et plus de mobilité estudiantine sont aujourd’hui des priorités européennes. Les trois hautes écoles sont toutes membres du Diets Thematic Network (www.thematicnetworkdietetics.eu), qui compte plus de 100 partenaires de 30 pays européens, qui s’engagent pour des habitudes alimentaires plus saines en Europe via de meilleurs standards dans l’enseignement théorique et pratique de la diététique et de la nutrition.

Bert Verbeke

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