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La médication dans les maisons de repos et de soins

La gestion des médicaments est une mission importante des maisons de repos et des maisons de repos et de soins. Comment s’organisent-elles en matière de commande, d’achat, de distribution et d’administration de la médication des résidents ? Réponses avec Abdelkebir Hajaoui, directeur de la maison de repos Franki (Liège), responsable du groupe Vulpia en Région wallonne.
 
Les maisons de repos (MR) et maisons de repos et de soins (MRS) ne sont pas habilitées à commander de médicaments sans l’autorisation du résident. « Lorsqu’il intègre une institution de soins, le résident doit signer un mandat, explique Abdelkebir Hajaoui. Ce mandat nous donne l’autorisation de commander les médicaments en son nom et ce, pour une période déterminée renouvelable. »
 
La convention d’hébergement établie entre les MR-MRS et les résidents (en vertu de l’arrêté du Gouvernement wallon du 15 octobre 2009 relatif à l’hébergement et à l’accueil des personnes âgées) stipule que le forfait journalier inclut la commande, l’approvisionnement, la gestion, le stockage et la distribution des médicaments. « Toutes ces tâches sont inclues dans le prix, nonobstant le fait que le résident a encore le choix de choisir sa pharmacie. »
 
Les MR-MRS fournissent ensuite une copie du mandat aux pharmacies désignées pour l’approvisionnement des médicaments, et toutes les informations pratiques concernant la prescription et la délivrance des médicaments, la tarification, les modalités de paiement et toutes les dispositions légales applicables. « Une fois que toutes les conditions sont remplies, nous pouvons passer commande, poursuit A. Hajaoui. Toujours, bien sûr, sur base de la prescription médicale établie par le médecin traitant du résident ».
 

Tarification à l’unité

Depuis le 1eravril 2015, la réforme du système de tarification des médicaments ayant une forme d’administration orale-solide (comprimés, gélules, etc.) a  modifié les pratiques en matière de gestion de la médication destinée aux résidents des MR et MRS. Jusqu’à cette date, la distribution des médicaments se faisait par boîte entière. Afin de limiter le volume de médicaments facturés à l’assurance soins de santé, et ainsi permettre à l’INAMI et au patient de réaliser des économies, le gouvernement a instauré une tarification des médicaments à l’unité (tarification par unité de prise – TUH). « Auparavant, nous passions commande et le pharmacien livrait la boîte entière, développe A. Hajaoui. Après une semaine, si on s’apercevait que le traitement était inadapté, que le patient souffrait d’une réaction allergique, ou si le résident décédait, la boîte facturée entièrement était perdue. Au mieux, elle était récupérée par la famille mais,  la plupart du temps, elle était restituée à la pharmacie en vue de sa destruction. »
 
Avec la tarification à l’unité, seuls les médicaments réellement consommés sont facturés. Les pharmaciens livrent désormais un dosage précis par semaine et par patient. « Nous sommes aussi entrés dans un système de préparation de médication individuelle robotisée (PMI). Nous ne recevons plus que des rouleaux de sachets individuels qui contiennent les comprimés destinés aux résidents ». Sur les sachets apparaissent les nom et prénom du résident, la date et l’heure de prise et la spécialité médicamenteuse, ainsi qu’une description physique du comprimé ou de la gélule.
 

Des dosages individualisés

La robotisation sécurise le circuit du médicament, renforce la traçabilité du produit, réduit le risque d’erreur et optimise le temps du personnel des MR et MRS au bénéfice du résident. « Avant, la préparation de médication individuelle incombait aux infirmiers, remarque A. Hajaoui. Ils ouvraient les boîtes et classaient les médicaments dans les piluliers des résidents. Cette tâche importante, qui les occupait pendant plusieurs heures, est à présent assurée par le pharmacien. »
 
Le résident ne reçoit donc plus ses médicaments dans un pilulier, mais dans un petit sachet nominatif. La maison de repos s’est équipée de chariots adaptés aux rouleaux de médicaments. « Le mode de distribution des médicaments a changé. La robotisation réduit le risque d’erreur et libère du temps mais, en tant qu’ancien infirmier, je trouve que ce système génère aussi un manque pour la profession, celui de ne plus très bien connaître le traitement du patient. Un avis que partage la plupart des infirmiers du secteur ». Selon A. Hajaoui, préparer continuellement les médicaments des résidents permettait d’avoir une connaissance plus approfondie et une meilleure maîtrise du traitement mais aussi de la pathologie du résident. « A force de tri et de classement, on savait que Madame X avait tel souci et qu’elle avait besoin des médicaments Y et Z. L’infirmier, aujourd’hui, rectifie les petits changements et s’assure que les modifications au niveau des traitements ont bien été appliquées mais il a une vue moins globale de la situation. »
 
Abdelkebir Hajaoui regrette aussi l’aspect indifférencié des médicaments génériques. « Il est de plus en plus difficile de distinguer les différences entre les comprimés, note-t-il. C’est bien simple, les médicaments génériques sont tous blancs. Avant, en fonction de leur forme ou de leur couleur, on pouvait plus facilement reconnaître les différents médicaments. Si, aujourd’hui, en raison d’un faux mouvement, les médicaments glissent, tombent et que l’un d’eux se faufile quelque part, il est très difficile d’identifier celui qui viendrait à manquer. »
 

Echange de données en ligne

En ce qui concerne la commande des médicaments, tout s’effectue par voie électronique. Une liaison sécurisée entre le dossier patient informatisé, au sein de la maison de repos et de soins, et le logiciel de la pharmacie délivreuse permet l’échange instantané d’informations relatives au(x) traitement(s).  « Nous ne travaillons plus par fax ou même par e-mail, précise A. Hajaoui. Notre système informatique est directement relié à celui de la pharmacie. Grâce à la digitalisation, dès qu’un changement est réalisé dans notre ordinateur, la pharmacie le voit et adapte la commande. »
 
Si certains groupes de maisons de repos et de soins choisissent de fonctionner avec un groupe pharmaceutique particulier, les MR et MRS du groupe Vulpia collaborent avec les pharmacies de proximité. «  La politique de notre groupe est qu’elle ne veut pas de monopole. Aussi, chaque maison de repos et de soins collabore avec la pharmacie la plus proche géographiquement, pour autant qu’elle soit robotisée. »
 

La responsabilité de l’infirmier

La distribution et l’administration des médicaments, enfin, est assurée par les infirmiers de l’institution. « Depuis 2006, les aides-soignants peuvent aider le résident dans la prise de médicaments par voie orale, mais toujours sous la responsabilité d’un infirmier présent dans l’établissement », conclut A. Hajaoui.
 
 

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