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HP St.-Alexius Grimbergen: les soins ne s'arrêtent pas à la porte de l'hôpital

Delen

“Avec 130 lits, nous sommes le seul HP néerlandophone de la région Hal/Vilvorde. A titre de comparaison: la capacité de soins psychiatriques de la large région de Louvain est le multiple de celle de notre région. Nous disposons d’une antenne à Hal, où nous collaborons avec la première ligne, d’une antenne à Asse/Dilbeek et d’une autre à Grimbergen. De cette façon, nous couvrons les périphéries sud et ouest de Bruxelles. Pour la périphérie est, nous avons un accord avec l’équipe 2B de Kortenberg, qui est également opérationnelle à Tervuren/Hoeilaart. Nous disposons aussi d’une petite équipe 2A (4 ETP et un psychiatre), qui travaille à partir de l’UZ Brussel. Nos patients viennent des services psychiatriques des hôpitaux, généralement pour un traitement de longue durée. S’y ajoutent les admissions forcées: environ 1 sur 5. Pour les interventions de crise, nous possédons une unité spéciale avec trois niveaux de sécurité.”
 

Evolution des programmes de soins

“Il y a 20 ans, nous disposions encore de 240 lits. Avec les 130 lits actuels, il est impossible d’organiser dix programmes de soins, étant donné la taille de notre hôpital. Nos programmes de soins consistent en l’admission fermée de patients présentant un problème psychiatrique grave et aigu, l’admission pour problèmes de dépendance, les troubles de l’humeur complexes, les psychoses, l’admission et le traitement de seniors. Nous organisons en plus un hôpital de jour.
 
Nous réalisons que les soins ne s’arrêtent pas à la porte de l’hôpital. Il y a vingt ans, un hôpital psychiatrique était un système clos avec un médecin et un psychothérapeute qui décidaient de la durée et du contenu du programme de soins. Une fois celui-ci terminé, on partait du principe que les soins seraient poursuivis par le médecin généraliste ou dans un centre, mais il n’y avait pas de suivi effectif. A la place, un modèle de travail en réseau est aujourd’hui apparu.”
 

Politique de soins et indicateurs

“Bien que les programmes de soins évoluent, quatre piliers reviennent en permanence: la qualité et l’efficience, l’expertise suffisante de l’équipe, la demande de soins du patient et les moyens disponibles. Tous ces éléments doivent être intégrés dans un plan de politique et rendus opérationnels. Il y a sept ans, nous avons commencé à travailler avec une sélection de propres indicateurs. Dans le cadre notamment de la sécurité du patient, de la gestion de l’agressivité et de l’administration de médicaments à haut risque, des indicateurs complémentaires sont imposés par les autorités. En 2014, nous devrons ainsi remplacer une série de nos propres indicateurs par des indicateurs imposés légalement, formulés au moyen d’une description précise et élaborée. Nous avons d’ailleurs un collaborateur qui ne s’occupe que de ça.”
 

Davantage de réadmissions

“Un patient sur trois ne reste ici qu’un mois et n’est pas transféré vers un autre programme. Les deux tiers restants, quant à eux, passent ici 1 à 6 mois et suivent les programmes de soins. Une tendance frappante est la durée plus courte de l’admission dans l’hôpital. Mais parallèlement, le nombre de réadmissions est en hausse: 1 admission sur 2 est une réadmission. Se pose donc la question de savoir pourquoi les patients reviennent rapidement: est-ce parce que nous ne faisons pas notre travail efficacement ou est-ce lié au peu de soutien de la société? C’est à présent le rôle des équipes mobiles 2A et 2B de suivre le patient directement à sa sortie de l’hôpital.”
 

Travail en réseau pas toujours évident

“Nous opérons en réseau depuis 2005/2006, à l’époque où il n’était pas encore question de l’article 107. Nous sentions déjà que nous devions collaborer et avons donc signé un protocole de collaboration entre l’hôpital psychiatrique, le service psychiatrique de l’UZ Brussel et d’autres SPHG, deux centres de santé mentale, les soins de première ligne et l’habitat protégé. Il y a quelques années, nous avons ensuite eu la possibilité de souscrire à des projets dans le cadre de l’article 107. A l’époque, nous étions parmi les premiers à introduire un projet, mais nous avons dû attendre encore un an avant de pouvoir le démarrer effectivement. Lorsqu’on travaille en réseau, des questions de contenu et d’organisation se posent sans cesse. Bien que nous ayons rédigé un organigramme, il n’est pas toujours clair qui fait quoi. Cela reste un souci quotidien.”
 

Psychotropes

“Une autre évolution est liée aux psychotropes. Actuellement, nous utilisons des médicaments de cinquième génération, avec schémas d’administration complets. Pour le personnel infirmier, cela reste une tâche importante de suivre les effets des médicaments dans le cadre de la sécurité du patient, en plus du suivi par le médecin prescripteur. Dans un cadre résidentiel, on doit pouvoir observer les effets des psychotropes.”
 

Politique de personnel en mutation

“La politique de personnel est en pleine mutation, l’accent étant mis sur la formation, les compétences, les trajets d’apprentissage, le parrainage, les portfolios, etc. L’expertise d’une équipe évolue constamment, si bien que les aspects de formation changent également. Nous ne disposons pas en interne de toute l’expertise, c’est pourquoi la formation est organisée aussi bien en interne que par des tiers. Il y a dix ans, nous nous trouvions davantage au niveau de l’intuitif en matière de thérapies, tandis qu’aujourd’hui, nous opérons de façon plus structurée. La pression sur les collaborateurs s’est toutefois accrue, en raison du feedback permanent, des mécanismes de suivi, des équipes d’audit, de la concertation semestrielle entre la direction et le comité d’experts des programmes de soins, etc. L’évolution d’une thérapie est suivie de très près : quels sont ses points forts et ses points faibles, etc. En termes d’expertise requise, cela se traduit par deux piliers: l’expertise thérapeutique stricte d’une part et d’autre part, le besoin d’avoir des collaborateurs susceptibles de jeter des ponts avec la société dans le cadre de l’approche sociétale des soins. On demande de plus en plus des infirmiers/thérapeutes qu’ils travaillent avec le concept de rétablissement.”
 

Transition

“Il est évident qu’avec notre hôpital nous sommes dans une phase de transition. L’autonomie locale disparaît, de nouvelles expertises et l’approche sociétale des soins exigent un changement radical de culture, où tou
t le monde agit dans le même sens. C’est un processus qui prendra son temps,” conclut Van Beuren.
 

HP St.- Alexius Grimbergen

Fait partie de l’organisation faîtière ASBL Frères de la Charité
Fonction régionale dans l’arrondissement Hal/Vilvorde et l’agglomération bruxelloise
Offre de soins interne
Equipes de soins mobiles en collaboration avec des partenaires en réseau
130 lits psychiatriques, 24 places en hôpital de jour, 29 lits MSP
200 collaborateurs
 

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