Itinera Institute étudie l'avenir du secteur des soins de santé

Ce n’est pas un hasard si Itinera Institute s’aventure à répondre à des questions aussi complexes. La cellule de réflexion indépendante, dont le quartier général est établi à Bruxelles, se base sur des chiffres, des faits concrets et des comparaisons avec des situations similaires à l’étranger, pour proposer des solutions possibles sur des sujets ayant attrait à la croissance économique durable et à la protection sociale. Le projet consacré aux soins de santé est donc dans la même optique.   « Le livre repose sur un certain nombre de principes de base », explique Marc De Vos, président d’Itinera. « Outre le focus sur la situation dans notre pays, nous analysons quelques importantes histoires à succès de l’étranger. » De plus, les auteurs estiment que dans le secteur des soins de santé, nous devons aspirer à un bon équilibre entre l’approche scientifique et pratique. Coopérer avec les comités de direction et les experts est une autre condition primordiale. « Là où les études réalisées dans le passé se sont surtout concentrées sur les prestataires de soins et les infrastructures d’un côté, et les pouvoirs publics de l’autre côté, nous mettons aujourd’hui 5 acteurs cruciaux en avant : outre le patient et les pouvoirs publics, nous faisons également la lumière sur les prestataires de soins, l’industrie privée et les institutions payantes. » Le livre comprend quatre grands chapitres. Après une analyse approfondie du contexte dans lequel le système de soins de santé belge se trouve actuellement, les points positifs et les points négatifs sont abordés. Ensuite, les solutions possibles sont analysées pour le secteur des soins de santé au 21ème siècle. Il en résulte des recommandations concrètes et un nombre de quick wins.
Secteur-clé «  Le secteur des soins de santé est un pilier essentiel dans notre économie, » juge François Daue. « En tant qu’employeur de 400.000 personnes, il est garant de pas moins de 9,38% de notre population active. C’est plus que le secteur de la construction, et deux fois plus que dans l’enseignement. Chez nous, les gens dépensent en moyenne plus en soins de santé. Avec 2122 euros par habitant, nous sommes largement au-dessus de la moyenne de l’OCDE (l’OCDE est l’Organisation de Coopération et de Développement Economiques) qui est de 1728 euros par habitant. Dans notre pays surtout, le bien-être tient une place de plus en plus importante. »
Evolution stratégique Depuis la moitié du 20ème siècle, notre structure de soins se caractérise par deux grandes périodes. Alors que le secteur a pu se développer sans le moindre problème depuis les années 60 jusqu’à 1982 et maximiser son offre sans connaître la pression de moyens restreints, nous remarquons durant le quart de siècle suivant – jusqu’à 2007 – une vague d’années budgétaires. «  Cette phase de maîtrise de coûts toucha initialement surtout les hôpitaux, avec entre autres une restriction du nombre de jours d’hospitalisation et la limitation du prix de la journée d’hospitalisation. Une deuxième vague de réforme, à partir de 1990, toucha surtout les mutuelles et l’INAMI, avec un contrôle sévère du budget total destiné à l’assurance maladie et l’introduction de la responsabilité financière des mutuelles. Après le passage du millenium, ce fut le tour du secteur pharmaceutique, des médecins et de l’élargissement de la couverture dans le secteur des soins de santé. De cette période proviennent, entre autres, la couverture de la facture maximale et l’introduction du numérus clausus. »  L’an 2009 sera pour le secteur des soins de santé synonyme de grands nouveaux défis. A cause de l’évolution vers des habitudes de vie et de consommation malsaines, d’importants nouveaux facteurs de risques ont fait surface. « Dans les décennies à venir, nous devront promptement anticiper face aux conséquences des 40% de fumeurs du passé et au fait qu’un adulte sur trois est en surpoids. Les maladies chroniques sont également plus présentes : dans notre pays, non seulement quelqu’un meurt toutes les quatre heures d’une maladie cardiaque, mais le taux de mortalités dues au cancer est de surcroît 14% plus haut que dans les autres pays d’Europe. De plus, l’espérance de vie augmente des suites des progrès techniques et des nouveaux traitements. Ce qui cause un vieillissement de la population et augmente encore les dépenses du secteur des soins de santé. » Dans les prochaines éditions, nous approfondiront les atouts et les faiblesses du secteur des soins de santé belge.   (BVC)

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