La philosophie de soins du CLS De Wingerd : les avantages et les pièges

« Vivre le plus normalement possible, à son propre rythme, avec la confiance d’un nombre limité de personnes : cela occupe une place centrale dans notre concept. Nous essayons d’atteindre cet idéal en créant des habitations où 8 personnes cohabitent. En journée, un collaborateur y est présent en permanence. Cette personne a de nombreuses tâches : les soins au sens strict, mais aussi l’encadrement des résidents et l’aide pour les tâches ménagères. »
Avec sa philosophie de soins, De Wingerd vise plusieurs objectifs concrets. « Tout d’abord, nous voulons créer davantage de bien-être pour notre groupe-cible de personnes âgées démentes. En outre, nous souhaitons des soins sur mesure. Cette approche personnalisée permet des relations beaucoup plus enrichissantes. Ensuite, nous proposons à nos résidents de répartir leur journée comme ils le souhaitent, sans plus dépendre d’activités imposées. Dans notre modèle, un rôle très spécifique est réservé à la famille et aux amis. Il faut qu’ils nous communiquent leur arrivée, mais d’autre part ils sont totalement impliqués dans le fonctionnement du De Wingerd. Nous remarquons que les membres de la famille de nos résidents aiment s’engager. Dans notre concept, les bénévoles jouent eux aussi un rôle primordial. Avec notre approche à petite échelle, nous attirons facilement les bénévoles, parce qu’ils se sentent vraiment proches de notre concept. »

Effets positifs

« Depuis que nos résidents occupent leur nouvelle habitation depuis un an et demi, nous avons déjà observé, sans les mesurer, plusieurs effets. Le degré de médication est clairement moindre, surtout au niveau des somnifères. Le nombre de problèmes comportementaux a lui aussi diminué. Parmi les autres effets positifs, il y a moins de prévention des chutes et moins de malnutrition. Et la satisfaction générale a augmenté, au même titre que la communication entre les résidents. »

Pièges

« Nous avons conscience des pièges éventuels de notre concept. Trop d’oisiveté dans le rythme d’une journée peut entraîner un manque de structure. Et comme les résidents vivent ensemble et communiquent, le risque de confits est plus grand. Notre concept demande en outre un apport particulier au niveau de l’encadrement. Le personnel d’encadrement a la lourde tâche de chercher un équilibre entre l’encadrement personnel et se mettre en position de vulnérabilité. L’équilibre doit toujours rester sous contrôle. Notre coordinateur de soins joue, à cet égard, un rôle qu’il ne faut pas sous-estimer. Toutefois, malgré les pièges inhérents à ce modèle, nous sommes convaincus que notre approche entraîne une plus grande joie de vivre chez les résidents. Et c’est ce qui nous motive, » conclut Rudiger De Belie.

Bert Verbeke

 

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