Le contrôle de la qualité de l'air dans les hôpitaux : mesurer c'est savoir.

“Les micro-organismes en suspension dans l’air sont d’une part transmis de patient à patient. Les virus et bactéries en sont des exemples. Mais la transmission peut d’autre part provenir de l’environnement. Des exemples connus en sont la Legionella pneumophila, l’Aspergillus fumigatus et autres spores. Dans les hôpitaux, certains départements présentent un risque accru. Le bloc opératoire doit avant tout lutter contre les bactéries aérobie, dans ce contexte une tolérance zéro est nécessaire en ce qui concerne les spores. Les départements comptant parmi leurs patients des immunodéprimés doivent être également vigilants envers les spores et plus particulièrement les Aspergillus fumigatus.”

Avantages et limites du prélèvement d’échantillons

“L’utilité du prélèvement d’échantillons d’air afin de lutter contre les infections hospitalières paraît évidente. Encore n’existe-t-il aucune donnée objective sur la corrélation entre les données sur l’environnement et l’apparition d’une infection nosocomiale. En outre, la standardisation des méthodes ainsi que des normes uniformes d’interprétation font défaut. L’échantillonnage de l’air peut être utile comme contrôle de l’adéquation du fonctionnement lors de la mise en service des installations de ventilation ou après des travaux d’entretient.
L’échantillonnage de l’air a aussi son utilité en cas d’épidémies ou l’on soupçonne une transmission par voix aérienne.”

Prévention

D’après le CDC – Center for Disease Control –  l’accent doit être mis sur la prévention. “Il s’agit d’un entretient préventif  adéquat des systèmes de traitement de l’air. Par ailleurs, cela concerne l’enregistrement des différences de pression et de schémas de circulation de l’air, par exemple dans le bloc opératoire. Cela comprend aussi la rédaction multidisciplinaire d’une analyse de risque. Et la surveillance des chantiers de construction en est également une partie, avec entre autres une attention à la protection contre la poussière, au déménagement des patients et à la propreté. Enfin il s’agit de la surveillance des infections aspergillose invasives chez les patients immunodéprimés pendant la construction, la rénovation et la démolition.”

Plan de gestion des systèmes de traitement de l’air en chirurgie

“La qualité de l’air au bloc opératoire peut être évaluée à l’aide du chiffrage des UFC (Unité Formant une Colonie) par m³ d’air circulant ; du degré de sédimentation des bactéries sur les surfaces, exprimé en UFC/m² ou UFC/dm²/h ; le nombre de particules présentes dans l’air circulant, exprimé en particules/m³.”

Mesure des particules

“La plateforme régionale d’hygiène hospitalière de Flandre Occidentale recommande une méthode permettant de déterminer le degré de contamination de l’air grâce à la mesure des particules. La mesure des particules est une méthode plus fiable de mesure de la qualité de l’air et des infrastructures de ventilation. En effet, un contrôle microbiologique ‘favorable’ peut donner un sentiment faussé de sécurité si par hasard moins de germes sont présents dans un environnement chargé de particules,” conclut Pascal De Waegemaeker.

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