Lieve Blancquaert

Lieve Blancquaert témoigne :
« Avancée dans sa grossesse, Neza est arrivée à l’hôpital. Depuis quelques jours, elle ne sentait plus le bébé bouger. Elle était inquiète. Une sage-femme écoute le ventre de Neza avec un cornet mais n’entend rien. Une échographie permettrait d’en savoir plus mais cela n’est possible que lorsque le générateur fonctionne.
Cette femme et son histoire ont été ma première rencontre à Kasongo Lunda, une petite ville dans la province du Bandundu à la frontière avec l’Angola, à environ 500 km de Kinshasa. » »
« Dans le meilleur des cas, il y a ici trois médecins pour 140.000 habitants. Les médecins et le personnel soignant sont payés par Memisa. Le personnel médical est bien conscient que l’offre de soins n’est suffisante dans le pays. Et sans un salaire correct, les médecins ou infirmiers perdraient leur motivation. Pour eux aussi c’est une question de survie et sans le soutien supplémentaire de Memisa, ils chercheraient à construire leur avenir ailleurs. »
Des femmes venues de villages reculés arrivent à l’hôpital pour accoucher. « Le chemin à pied est long et difficile mais c’est mieux que d’accoucher au village avec une sage-femme traditionnelle. Mais pour beaucoup d’entre elles, malheureusement, le chemin est trop long. Elles s’en remettent donc à une sage-femme traditionnelle. Memisa fait tout pour former ces sages-femmes et les intégrer dans le système des soins de santé. Avec des résultats impressionnants. »
Les raisons pour lesquelles les femmes perdent la vie pendant leur grossesse sont multiples. Mais une des plus fréquente est le manque de sang.
« Justine a 23 ans et vient d’accoucher. Nous la rencontrons dans un centre de santé alors qu’elle a perdu beaucoup de sang. Nous la prenons avec nous en voiture et l’emmenons à l’hôpital voisin où elle pourra recevoir une transfusion sanguine. Nous lui avons sauvé la vie et j’écoute alors son histoire. Son premier enfant est arrivé trop tôt et n’a pas survécu. Elle a ensuite accouché de jumeaux mais ils n’ont pas survécu. À sa quatrième grossesse, c’était un garçon mais il est mort après un mois. Le petit garçon qui vient de naître est mort après trois jours. »
La vie d’une femme enceinte est très dure au Congo. Littéralement, elles ont un pied dans la tombe. « J’ai passé une semaine au Congo. Devenir marraine de Memisa n’a pas été une décision difficile à prendre. Memisa fait la différence dans un pays comme le Congo, j’ai pu voir de mes propres yeux. »
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 L’ONG de coopération médicale, Memisa, offre un soutien structurel aux soins de santé en R.D. du Congo, au Burundi, en Mauritanie et en Inde. En R.D. du Congo, Memisa aide à la reconstruction des services de santé dans 36 zones, ce qui représente environ 4 millions de personnes. Chaque zone a un hôpital et une quinzaine de centres de santé. Actions concrètes : approvisionnement des centres de santé en matériel médical et en médicaments, financement de formations, intervention au niveau des coûts pour rendre les soins médicaux accessibles. Depuis 2009, Memisa porte une attention particulière à la mortalité maternelle. Pour plus d’informations, www.memisa.be

 

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