L'ONG Memisa aide les femmes congolaises à accoucher

Sabine Van de Vyver, sage-femme en chef de l’hôpital Sint-Vincentius à Deinze, près de Gand, s’est rendue pour la deuxième fois dans l’hôpital de Kasongo-Lunda, à quelque 500 kilomètres de Kinshasa. "Cette année, la thématique centrale choisie était "l’accouchement sûr". J’ai donc passé beaucoup de temps dans et autour de la salle d’accouchement. Ce que j’y ai vu était déconcertant. Une jeune fille de 16 ans est occupée à pousser tant et plus. Le bébé ne descend que très lentement. Une accoucheuse monte sur la table d’accouchement et soudain, s’assied sur la jeune fille et commence à pousser de tout son poids sur son ventre. Je suis tellement surprise que j’en reste sans réaction. Une autre sage-femme crie et donne une claque au visage de la future maman, tordue de douleur, en lui disant "Veux-tu bien collaborer maintenant ?". Mon incrédulité augmente lorsque l’accoucheuse décide de faire une épisiotomie. La paire de ciseaux est usée et déchire la chair. Un peu plus tard, la sage-femme revient avec une autre paire, plus grande et mieux aiguisée. Quand soudain, heureusement, le bébé estime avoir assez attendu et sort tout seul." Sentiments partagés "Il se met à pleurer. On le sèche et l’on désinfecte le cordon ombilical. C’est avec des sentiments partagés que je regarde la jeune mère : les yeux hagards, elle ne sait plus où elle est. Enveloppé dans un drap coloré, le petit être encore dépourvu de nom se retrouve quelques instants plus tard sur la poitrine de sa mère, tout heureux. Probablement ne la quittera-t-il plus avant son premier anniversaire. Vraiment, accoucher à Kasongo-Lunda, cela n’a rien à voir avec ce qui se fait dans nos maternités !" Nécessaire solidarité "Je reviens avec une valise bourrée de récits, histoires dramatiques et anecdotes. Ma tête résonne des mille et une façons de convaincre le personnel de mon hôpital que leur solidarité est indispensable pour améliorer, avec nos collègues congolais, les soins au profit de la mère et de l’enfant. Peut-être faut-il moins les "aider" que les "encourager" à des pratiques pas forcément plus difficiles, mais différentes et meilleures…" Photo: copyright Memisa. (BVC)

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