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Louvain Bionics : la robotique au service du patient

Delen

Benoît Herman, ingénieur civil mécanicien, docteur en sciences et coordinateur de Bionics, nous a donné un aperçu des activités du centre. « Tous nos projets intègrent le patient le plus tôt possible. C’est à la fois un centre de recherche et de formation : nous ne traitons pas, c’est le rôle des cliniques universitaires Saint-Luc. Toutefois, pour qu’elles profitent de nos recherches, il faut les industrialiser. Nous avons donc créé une série de spin-offs. Ainsi, les prothèses actives des membres inférieurs restent des prototypes mais un leader mondial, ISL, est candidat. Il existe déjà une spin-off pour les membres supérieurs –un robot de rééducation. »
Les prothèses et la rééducation
Prenons l’hémiplégie consécutive à un AVC réversible : le cerveau doit réorganiser ses connexions, ce qui implique une rééducation intensive et précoce du mouvement, soit endéans les six mois et plusieurs heures par jour. Las, ces patients sont souvent âgés et soufrent fréquemment d’un taux de cholestérol élevé. « En outre, le nombre de kinés n’est pas suffisant. D’où l’idée de développer des robots qui mesurent les capacités du patient de manière objective, pendant les séances et entre celles-ci : progrès, récupération. C’est un bon outil de diagnostic et de rééducation. » Autre application, la rééducation concerne beaucoup d’enfants. Il est essentiel d’entretenir leur motivation. « Nous concevons une interface physique avec un écran proposant des jeux adaptatifs en fonction de la force, de la fatigue, de la motivation des plus jeunes. »
Un dispositif permet d’enrayer les troubles moteurs : l’appareil de Yannick Bleyenheuft détecte les zones corticales qui répondent : on stimule la zone et on voit que le corps réagit. Par exemple, la main va bouger si on stimule telle partie du cerveau. Après deux semaines de travail intensif, deux fois plus de zones corticales du cerveau réagissent. La mobilité revient donc. « Quand un hémisphère travaille beaucoup, il limite l’activité de l’autre. Donc, il faut amplifier l’activité de la partie endommagée pour rééquilibrer le cerveau. Deux kinésithérapeutes œuvrent à la compréhension du mouvement. « On désactive complètement une partie du cerveau, engendrant une paralysie temporaire, afin d’étudier comment le cerveau se réorganise. Cela permet de comprendre les mécanismes de récupération après un AVC. »
Louvain Bionics ne travaille pas les problèmes consécutifs à une rupture de la moelle épinière pour l’instant : il existe des projets européens. Par contre, le centre se penche sur l’énergie requise par les prothèses. « Elles peuvent profiter de l’énergie produite par le patient alors que les prothèses passives en perdent pendant les déplacements. « Nos prothèses, dites actives, disposent d’un moteur électrique qui capte diminue cette perte et permet de marcher plus vite et plus longtemps, de retrouver la capacité de déambuler quasi normalement. Il existe un projet similaire pour les mains. »
La laparoscopie
Cette technique peu invasive permet au patient de récupérer plus rapidement et ne laisse pas de cicatrices. Pourtant, 80% des opérations abdominales se déroulent encore de manière classique. « Le robot tient la caméra mais l’interface de commande est médiocre : on ne peut diriger la caméra qu’à gauche, à droite, vers l’intérieur ou l’extérieur. J’ai développé un robot qui intègre les diagonales et travaille à différentes vitesses. J’ai travaillé à Paris et je suis depuis quatre ans à l’UFCL. Le robot Da Vinci est formidable mais il coûte 2,5 millions et la maintenance est à l’avenant. Il est très intéressant pour la chirurgie de la prostate car il diminue les complications –incontinence et impuissance- et les tumeurs des poumons. Son bénéfice ergométrique est démontré mais pas son efficacité pour le patient, en-dehors de ces deux cas. Mon idée est de garder l’aspect motorisé mais dans les mains du chirurgien. Le coût est 50 fois moindre. »
L’IRM
Il est possible de pénétrer le cerveau sans trépanation, sous IRM en passant par le nez et les sinus, ce qui supprime les cicatrices et diminue l’impact de l’opération. De même, la chirurgie cardiaque peut opérer de grands progrès : chez les personnes de 70 ans et plus, la chirurgie à cœur ouvert présente un taux de mortalité de 50%, puisqu’il faut procéder à une circulation sanguine extracorporelle. « Beaucoup de patients présentent des calcifications, qui empêchent la valve de s’ouvrir. Poser une nouvelle valve sur l’existante ne résout pas tous les problèmes. On peut même libérer des calcifications, ce qui risque d’être fatal. Grâce à l’Avatar, on peut découper la valve avant de placer une nouvelle, sans arrêt du cœur. On procède par voie thoracique, on glisse un ballon jusqu’à la valve aortique en ayant placé le cœur en fibrillation : il ne bouge plus tellement il bat vite. Le tout ne prend qu’une minute et demie : au-delà, il peut y avoir des dommages cérébraux. »
 

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