Typ om te zoeken

Geen onderdeel van een categorie

Nouveau réseau mis en place entre l’Hôpital général Nikolaas, l’Hôpital général de Lokeren et l’Hôpital universitaire de Gand

Delen

« Nous voulons mettre en place une typologie de nos hôpitaux »

 
Koen Michiels est administrateur délégué de l’Hôpital général Nikolaas et de l’Hôpital général de Lokeren. La collaboration entre les deux hôpitaux a débuté en 2016. Les deux hôpitaux vont également conclure une convention de coopération avec l’Hôpital universitaire de Gand. En vue de l’accompagnement de ce processus, Koen Michiels a décidé de ne pas rejoindre le groupe ZNA.
 

Vous avez débuté l’année en dessinant un nouveau réseau. En premier lieu, c’est l’Hôpital général de Lokeren qui a rejoint ce réseau et ensuite c’était l’Hôpital universitaire de Gand. Quel est l’objectif de cette démarche ?

« Les premières initiatives de coopération avec l’Hôpital général de Lokeren existaient déjà depuis plusieurs années et ont débouché sur une convention de coopération. J’aimerais souligner qu’il s’agit d’une autre construction que ce qu’il s’est passé lors de la fusion de l’Hôpital général Nikolaas, lorsque plusieurs hôpitaux de la région voulaient travailler sous une asbl-fusion. L’Hôpital général Nikolaas et l’Hôpital général de Lokeren demeurent des hôpitaux séparés qui ont chacun leurs spécificités, leur propre structure et leur propre comptabilité. L’objectif de cette démarche consiste surtout à créer de nombreux rapports croisés. L’Hôpital Universitaire de Gand deviendra également un partenaire important. A cet effet, nous conclurons ensemble une convention de réseau. Cela revêt une importance majeure, car la région de soins compte plus de 300.000 habitants. Notre ambition est de mettre en place un échelonnage ou une typologie des différents hôpitaux. »
 

Que cela implique-t-il pour les hôpitaux ?

« Cela implique surtout une répartition des tâches. L’Hôpital général de Lokeren peut conserver son offre actuelle, mais pour certains domaines, notamment le laboratoire de cathétérisme, il y aura une coopération avec l’Hôpital général Nikolaas. Mais comme l’Hôpital général de Nikolaas ne sera pas en mesure non plus de tout offrir (notamment la chirurgie cardiaque), celle-ci coopérera également avec l’Hôpital général de Gand.
 
Les patients sont ainsi assurés de bénéficier des meilleurs soins possibles, car même lorsqu’ils sont admis dans des hôpitaux de plus petite taille, ils pourront être soignés par les meilleurs médecins. En réalisant cet agrandissement d’échelle, nous voulons également diminuer les temps d’attente. C’est pour nous un très grand défi de concrétiser ce triptyque. Cette démarche s’inscrit dans la politique menée par la Ministre de la Santé Maggie De Block. »
 

Comment allez-vous organiser les choses de manière pratique ?

« Un comité de réseau sera également mis sur pied. Celui-ci se réunira tous les deux mois et fera office d’organisation faîtière des trois hôpitaux. Nous examinerons qui fait quoi et quels sont les besoins. Il est très important d’examiner les demandes en matière de soins dans une région de soins délimitée et d’établir des conventions à cet égard. Chaque hôpital garde sa propre dynamique, mais des relations transversales sont mises en place.
 
La communication est également très importante. Nous n’avons pas encore de nom commun, mais notre but est en tout cas de nous profiler ensemble. Songeons d’abord au contenu et ensuite à l’emballage. En effet, le réseau professionnel doit être très concret et accessible pour les médecins et les patients. Cela peut par exemple être réalisé en rationalisant les sites web. Nous songeons également à un magazine qui pourra mettre en exergue notre solidarité. »
 

L’Hôpital général Nikolaas est un réseau comprenant plusieurs sites. Quels ont été les résultats concrets de cette coopération ?

« En réalisant la fusion, nous poursuivions deux objectifs majeurs. En premier lieu, nous voulions travailler de manière plus efficace. La ville de Saint-Nicolas compte 70.000 habitants et disposait de deux hôpitaux qui avaient chacun un service des urgences, une maternité, un service pédiatrique, etc. D’un point de vue sociétale, il était difficile de justifier cette double offre. On voulait unir les forces dans le but de pouvoir proposer un meilleur service. Le deuxième objectif émanait du constat que dans le Pays de Waes, certaines branches de l’offre en matière de soins et certaines technologies spécialisées ne pouvaient être offertes aux patients. Nous avons pu trouver une solution à ce problème en unissant nos forces. C’est ainsi que nous avons créé un centre cardiaque et qu’il existe maintenant une unité de radiothérapie de qualité ainsi qu’un centre du diabète jouissant d’une excellente réputation. La fusion a donné lieu à une offre de services plus large et de meilleure qualité. Il s’agit là d’une évolution positive. Dans la région, nous sommes en mesure de garantir une offre solide et professionnelle en matière de soins, ce qui constitue un net progrès par rapport à la situation d’il y a dix ans. Nous sommes maintenant devenus un des plus grands réseaux en Flandre, ce qui permet d’attirer plus facilement de grands médecins. Ces grands médecins ont un haut niveau de spécialisation et suffisamment de patients dans l’Hôpital général Nikolaas, ce qui explique pourquoi ils manifestent beaucoup d’intérêt pour y travailler. »
 

L’Hôpital général Nikolaas accorde également de l’attention à des thèmes qui sont plutôt sociaux que médicaux, comme la communication d’informations aux parents isolés, les divorces conflictuels, etc.

« Ces thèmes sont en effet très importants à nos yeux. Grâce à la fusion, nous avons pu créer une unité de psychiatrie infanto-juvénile. Les problèmes peuvent surgir en raison de facteurs sociaux, comme un divorce compliqué. Il est important de procurer des informations à cet égard et de mettre en place une approche préventive. »
 

Vous avez fait des études en sciences économiques et fiscales, combinées à une formation en management à la Vlerick Business School. Comment vous vous êtes retrouvé dans le secteur de la santé ?

Koen Michiels: « C’est un secteur qui m’attirait et m’intéressait déjà beaucoup lors de mes études. Il faut également savoir que ma maman travaillait en tant qu’infirmière et par le biais de toutes les histoires qu’elle racontait, j’étais au courant de tout ce qui vivait au sein d’un hôpital. Au début de ma carrière, c’était un grand défi pour moi d’acquérir des connaissances spécifiques sur le secteur. Mais les principes liés à la gestion d’une entreprise et à la gestion d’une institution de soins sont en grande partie les mêmes. Comme dans tous les secteurs, il faut respecter une réglementation spécifique, et notamment les normes environnementales, les critères comptables, les lois sur le travail, etc. Mais il existe bien évidemment également des différences importantes et des défis distincts. Une formation économique est très large, ce qui permet d’apporter une importante valeur ajoutée. Cette formation englobe aussi bien des connaissances juridiques et économiques que des connaissances dans le domaine des sciences humaines (notamment la sociologie et la philosophie). Je pense que ce sont d’excellentes bases pour le secteur des soins. »
 

Vous avez envisagé de rejoindre le groupe ZNA (Réseau hospitalier d’Anvers). C’est le plus grand réseau en Belgique et vous deviez y succéder au PDG Bruno Holthof qui était parti rejoindre les Hôpitaux universitaires d’Oxford. Vous avez finalement décidé de rester dans le Pays de Waes.  

« Le Groupe ZNA était un grand défi. Ce qui s’y est produit lors de ces dernières années est très intéressant et s’inscrit dans l’évolution générale qui s’opère au sein du secteur. L’époque où un hôpital constituait une entité séparée est définitivement révolue. Les hôpitaux sont maintenant surtout des acteurs qui constituent un maillon dans un réseau. Pour le groupe ZNA, un des défis consiste à se positionner avec les autres hôpitaux et réseaux anversois. Les médecins généralistes et centres de soins de services et de logement joueront un rôle de plus en plus important. La fonction qui m’était proposée était incontestablement très intéressante. Mais à la toute dernière minute, un accord de coopération a été conclu entre l’Hôpital général Nikolaas et l’Hôpital général de Lokeren. J’avais suivi la phase préparatoire depuis un certain temps et c’était pour moi vraiment formidable de pouvoir contribuer à la concrétisation de cet accord. Et comme je connaissais assez bien le terrain du Pays de Waes, j’ai finalement décidé de relever ce défi. »
 

Le secteur des soins est en pleine évolution. Comment faites-vous pour bien gérer les choses ?

« Il faut qu’il y ait une interaction solide entre la direction et les équipes médicales. Je pense que c’est indispensable pour pouvoir gérer un hôpital et pour pouvoir réaliser des réformes. Au fil des années, j’ai appris à connaître l’univers des médecins et je sais maintenant quelles sensibilités peuvent jouer un rôle et ce qu’il faut faire pour assurer un fonctionnement optimal. Le raisonnement inverse est tout aussi vrai. En tant que manager, on peut montrer ce à quoi j’attache de l’importance et ce que j’incarne. Cela permet de créer du respect mutuel. J’accorde par ailleurs beaucoup d’attention à un dialogue actif.
 
Le secteur des soins englobe de nombreux domaines. C’est pourquoi je fais preuve de beaucoup de flexibilité et que j’adapte mon approche en fonction de la situation. Je veux être en mesure de formuler une réponse appropriée à ce qui se passe et j’adapte mon style. Il existe une implication à tous les niveaux de l’organisation dans le but d’aboutir à un dialogue constructif. Selon moi, il est également primordial de faire preuve d’empathie vis-à-vis de tout le monde au sein de l’hôpital. Cela signifie notamment qu’il faut bien prendre en compte les différentes questions posées. »
 

La pression est énorme et on met sans cesse l’accent sur des soins de qualité et sur la sécurité des patients. Comment vous y prenez-vous en tant que manager ?

« Ce sont des thèmes très importants, mais il existe encore de nombreux autres facteurs qui jouent un rôle. Il faut bien suivre l’évolution au sein du secteur et analyser ce qu’il s’y passe. Cela signifie qu’il faut regarder au-delà de votre propre institution de soins et suivre les tendances qui s’opèrent en Belgique et à l’étranger. Que se passe-t-il au sein des autres pays, quels sont les défis qui y sont relevés? Toutes ces informations sont importantes pour pouvoir accorder une place centrale aux patients. Le tout est d’identifier le fil rouge et de faire en sorte que des mesures soient mises en œuvre en interne. En tant que PDG, je mets tout en œuvre pour convaincre tous les collaborateurs de ce message. C’est d’ailleurs également ce que j’ai fait au sein de l’Hôpital général Nikolaas suite aux fusions. Ma tâche consistait à remettre tout le monde sur la même longueur d’onde et à enthousiasmer l’ensemble des collaborateurs, car il s’agissait d’un changement d’envergure et dans ce cadre, on ne peut en aucun cas perdre de vue notre mission principale, à savoir la dispense de soins de qualité aux patients. En raison de la fusion, il était nécessaire de définir le cap suivi par le navire et d’apporter des ajustements là où cela s’avérait nécessaire. L’implication de tous les collaborateurs revêtait une importance majeure dans ce cadre. »
 

Vous êtes également actif dans d’autres institutions de soins, dans Zorgnet Vlaanderen (Réseau des Soins de Flandre), etc. Quelles sont les grandes préoccupations au sein du secteur ?

« De nombreuses institutions se font du souci sur l’aspect financier et sur la façon dont elles vont arriver à joindre les deux bouts. Il faut en effet savoir que le vieillissement rend le secteur de la santé plus cher. Un deuxième point d’attention concerne l’offre en matière de médecins et de personnel infirmier. Il y aura une demande croissante en matière de professionnels. Un troisième défi a trait aux collaborations, pas uniquement entre les hôpitaux, mais également avec d’autres partenaires. De nombreux thèmes dépassent les limites d’un cadre ordinaire, comme les personnes âgées atteintes de différentes pathologies. Cela rend la nécessité d’une approche multidisciplinaire très concrète. Ce n’est qu’en collaborant qu’on pourra supprimer les cloisons entre les différents secteurs et les différentes unités. »
 

Tags:

Je houdt waarschijnlijk ook van

Laat een commentaar na

Your email address will not be published. Required fields are marked *