Personnel infirmier étranger pas encore le bienvenu dans les institutions de soins flamandes

 “Même lorsque l’intégration du personnel infirmier étranger dans l’institution et parmi les collègues se passe bien, où donc non seulement la langue mais aussi les différences culturelles jouent un rôle, des questions surgissent. Il ressort en effet de la pratique que le recrutement d’infirmiers venant d’autres pays entraîne pas mal de tracasseries administratives et de longues périodes d’attente. S’y ajoute toutes les questions d’équivalence des diplômes et des différences entre les actes infirmiers d’un pays à l’autre.”

 

Nécessité d’une approche spécifique

 

“Le recrutement dans le secteur des soins nécessite clairement un encadrement plus professionnel et davantage d’expertise qu’ailleurs. De par le caractère spécifique des soins de santé, fortement réglementé et qui repose sur une combinaison de relations interhumaines et de compétences techniques, la gestion du personnel est une question très sensible," explique Bart Baert. "Si toutefois toutes les conditions annexes et l’encadrement sont bien abordés, il est tout à fait possible de pallier le manque de personnel. C’est pourquoi, en collaboration avec les institutions de soins, Assist veut relever le défi du manque structurel de personnel dans nos soins de santé. Pour eux, il n’est pas neuf de faire appel à des collaborateurs étrangers. “

Par le biais de sa société mère néerlandaise Vebego, Assist s’est en effet forgé une expérience certaine avec du personnel venant de Lituanie, de Pologne, de Roumanie, d’Indonésie et des Philippines. Entre-temps, la société étudie aussi (avec son partenaire stratégique Link2Europe) les possibilités d’attirer du personnel espagnol, grec et hongrois. “Un accompagnement poussé des collaborateurs étrangers constitue toutefois un facteur critique pour aboutir à une bonne collaboration," explique encore Bart Baert. “En dehors de l’Europe également, nous menons des initiatives avec nos partenaires pour aider des infirmiers à trouver un emploi en Belgique. Les normes d’admission sont toutefois différentes dans ce cas.”

 

Trajet d’accompagnement

 

“Nous offrons aux institutions de soins des trajets d’accompagnement des travailleurs étrangers. Concrètement, il s’agit par exemple de collaborateurs polonais qui commencent par faire un stage en tant qu’aide logistique ou dans une fonction de soins, stage pendant lequel ils sont accompagnés par un parrain. Lors de ce trajet, un cours de langue leur est par ailleurs proposé. Après la période stage, le partenaire dans les soins peut, s’il le souhaite, engager l’infirmier avec un contrat intérimaire pour une période de 6 mois à 1 an. Après quoi, celui-ci peut être engagé à durée indéterminée. Un tel trajet est intéressant pour l’employeur car il permet d’évaluer les compétences de la personne, les possibilités d’évolution et le type de fonction qui peut être remplie au sein de l’organisation. Un engagement à durée indéterminée après la période de stage fait bien entendu aussi partie des possibilités.”

 

Approche globale et intégrée du manque de personnel

 

La problématique du manque de personnel infirmier n’est pas seulement structurelle, elle est aussi accidentelle. C’est pourquoi, en collaboration avec les institutions de soins, Assist s’attaque de manière stratégique à la problématique du recrutement en érigeant notamment des joint ventures pour une approche commune des RH. Dans les hôpitaux, les centres de résidence et de soins, les institutions pour personnes handicapées et les soins à domicile, ils mettent ainsi sur pied des partenariats pour s’attaquer fermement au manque de personnel et ce, par le biais de pooling du personnel soignant ou de projets d’intérim communs.

“Pour répondre de manière adéquate aux défis d’aujourd’hui et de demain, nous recommandons aux institutions de soins de considérer le problème d’organisation et de personnel dans un cadre plus large. Moyennant une bonne organisation et un bon encadrement, il existe en effet de nombreuses solutions internes inexploitées pouvant être mises en place grâce à un planning plus efficace ou une amélioration de la mobilité des travailleurs entre les services et les institutions d’un même groupe.”

La réorganisation et la répartition des tâches en tâches soignantes (primaires) et non-soignantes (secondaires) et leur exécution par du personnel infirmier et du personnel d’appui permet par ailleurs de pallier certains manques et problèmes. Il arrive encore trop souvent en effet que du personnel infirmier effectue des tâches qui ne font en fait pas partie des tâches infirmières. "Enfin, ces mesures peuvent être complétées par un recrutement sélectif et bien encadré de travailleurs étrangers qualifiés, afin d’aboutir à une gestion du personnel plus professionnelle et mieux intégrée," conclut Bart Baert.

 

CITATION:

 

La problématique du manque de personnel infirmier n’est pas seulement structurelle, elle est aussi accidentelle.

 

D’ici à 2015, les hôpitaux flamands auront besoin de 50 à 60.000 nouveaux collaborateurs. Mais le seul afflux de jeunes Flamands sera-t-il suffisant ?

 

 

 

 

Bert Verbeke

 

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