Seule une poignée d'assureurs familiarisée avec le secteur des soins

“Les différences majeures dans le profil de risque des institutions de soins se situent au niveau de l’assurance responsabilité. Pour une maison de repos et de soins, la responsabilité médicale constitue ainsi un risque limité. Pour un hôpital, en particulier pour certaines spécialités, le profil de risque peut fortement augmenter par contre. Et ceci se traduit dans les primes pratiquées.” Sur le plan du patrimoine également, le profil de risque peut varier. “Un campus construit récemment dans une zone ouverte bénéficiera d’une meilleure sécurité incendie qu’un campus en ville constitué de plusieurs bâtiments adjacents datant d’époques différentes. Et ce, en raison d’aspects divers comme la détection incendie, la compartimentation, l’accessibilité en cas d’intervention, etc. ” En termes de protection des personnes en revanche, le profil de risque varie peu d’une institution à l’autre. “En ce qui concerne la politique de prévention, enfin, il y a des points d’attention importants, comme l’utilisation de sources de radiations, les accidents de piquage, le soulèvement de patients, etc. Les accidents de levage surtout peuvent être fréquents, ce qui grève les statistiques des sinistres. Afin d’éviter un impact sur la prime, il convient alors de réagir à temps par le biais de la politique de prévention.”
Gestion professionnelle du risque

“L’assurance d’une institution de soins, a fortiori en matière de responsabilité, nécessite clairement une approche spécifique. En tant que courtier, nous constatons que, par branche d’assurance, un nombre limité mais suffisant d’assureurs sort du lot. Ces assureurs peuvent d’ailleurs varier d’une branche à l’autre. Il arrive encore parfois que le choix d’un assureur soit déterminé exclusivement par le pilier auquel appartient l’institution. Ce n’est pas une bonne méthode selon nous. Dans le cadre d’une gestion professionnelle du risque, le choix d’un assureur doit se faire de manière réfléchie, sur la base des qualités de son offre.”
Seule une poignée d’assureurs est suffisamment familiarisée avec le secteur des soins. “Il est vivement recommandé de ne s’engager qu’avec un de ces assureurs-là. Surtout lors d’un règlement de sinistre, il est important que l’assureur dispose de suffisamment de collaborateurs spécialisés et de connaissances spécifiques. Cette expertise doit d’ailleurs se retrouver non seulement chez l’assureur, mais aussi chez le courtier. C’est lui en effet le premier interlocuteur et c’est lui aussi qui peut fournir l’accompagnement nécessaire lors du signalement d’un accident et de la déclaration de sinistre.”                                                     
Pour le suivi du règlement du sinistre également, en particulier dans des dossiers complexes, il est du ressort du courtier de guider le client à travers le processus de règlement de sinistre. “Il assiste aux expertises, les dirige si nécessaire et si possible,  fournit des explications quant aux aspects relatifs à la procédure de l’expertise et, le cas échéant, de la procédure judiciaire, etc.”
Enfin, la solidité financière de l’assureur et son consentement à payer sont le mieux surveillés par le courtier. “Pour l’assurance incendie, seul un nombre limité d’assureurs offrent une large couverture, disposent d’une capacité suffisamment grande et mettent celle-ci à disposition à des conditions très intéressantes. Associées à une bonne solidité financière et un consentement à payer correct, ces qualités peuvent faire la différence.”

Benchmarking

“Les institutions de soins font trop peu usage du benchmarking. La charge de travail rebute probablement et on ne sait pas très bien par où commencer. Dans cette matière également, l’institution saura apprécier les services d’un courtier professionnel. Il convient en effet que cet exercice ait lieu à intervalles réguliers, car le contexte change constamment, tant en ce qui concerne l’offre que le cadre réglementaire et social dans lequel opère l’institution.”
Aussi, cet exercice doit-il être soigneusement effectué par branche d’assurance. “Le monde de l’assurance est un environnement concurrentiel, où les forces et les faiblesses relatives des acteurs changent constamment. Si un assureur était à la pointe dans sa branche il y a deux ans, il se peut qu’il y ait aujourd’hui d’autres acteurs sur le marché avec une offre compétitive.”
Le cadre réglementaire est par ailleurs en évolution constante. “Il arrive que les estimations faites par les assureurs de l’impact potentiel de ces modifications sur le risque qu’ils couvrent varient. Nous songeons notamment à la récente assurance obligatoire pour les bénévoles ou à la nouvelle législation sur le dédommagement de sinistres consécutifs à des accidents médicaux.”

Collaboration à long terme

La question est de savoir comment réaliser ce benchmarking périodique. “Ceux qui souhaitent l’organiser eux-mêmes y consacreront énormément de temps et seront submergés de rapports et de conseils, rendant la comparaison difficile. En d’autres mots, c’est du travail de spécialiste. Un courtier professionnel et bien organisé est le partenaire idéal pour surveiller en permanence la qualité de l’offre d’assurance. Il peut en effet effectuer une étude de marché à un rythme régulier : préparation (cahier des charges, statistiques détaillées et à jour des sinistres), discussions avec des assureurs intéressés, comparaison de l’offre, discussion avec le client quant au meilleur choix. Le tout en gardant suffisamment à l’esprit les avantages d’une collaboration saine à long terme. Les institutions de soins qui font appel aux services d’un courtier professionnel bénéficiant d’une expérience suffisante avérée dans le secteur s’assurent que ce benchmarking a lieu en permanence,” conclut Wim Opdebeeck.

Bert Verbeke

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