UC Louvain ouvre une admission d'urgence en psychiatrie infantile

Une admission en urgence pour les enfants souffrant de problèmes psychiatriques reste une rareté en Flandre. Le CPU-UC Louvain dispose déjà d’une hospitalisation de crise, mais seul les jeunes de quinze à dix-huit ans ont droit d’accès. Avec la création d’une admission d’urgence, le changement touche maintenant la psychiatrie infantile. Une équipe multidisciplinaire sous la direction du Prof. Dr. Peter Adriaenssens répondra de l’assistance d’un maximum de huit enfants âgés de zéro à quinze ans.

Questionner les temps d’attente

Durant une période maximale de cinq jours, les enfants souffrant d’un problème psychiatrique ont accès au nouveau département. La nouveauté est qu’il suffit être adressé par un médecin, au contraire des procédures de sélection et des temps d’attente auxquels les médecins sont confrontés pour le moment.
Pour le Prof. Dr. Peter Adriaenssens, psychiatre infantile et coordinateur des admissions d’urgence en psychiatrie infantile : “La frustration des médecins généralistes est par conséquent souvent très grande. Les généralistes sont par exemple encore régulièrement appelés tard le soir pour une crise dans une famille. Pensez ici aux enfants ayant des réactions agressives ou des difficultés psychiques ou un comportement suicidaire. Dans de telles situations une compréhension rapide et appropriée est importante pour l’enfant et son environnement. Pendant le temps d’attente, qui s’élève au minimum à deux mois pour la psychiatrie infantile, le médecin généraliste reste hélas souvent impuissant et sur la touche. Nous essayons avec ce projet d’apporter une réponse.”

Il suffit d’être adressé par un médecin

Concrètement, le fait d’être adressé par un médecin suffit pour une admission aux urgences de psychiatrie infantile. “Nous donnons plus de liberté aux médecins dans la mesure où nous les laissons évaluer eux-mêmes si une admission est souhaitable. Ainsi nous demandons seulement qu’il s’agisse d’un enfant souffrant de problème psychiatrique, et nous attendons un minimum de bonne volonté de la part des parents. L’accord du jeune est vivement souhaité mais pas impératif,” explique le Prof. Dr. Peter Adriaenssens.
Obtenir l’autorisation et la coopération des parents s’avère rarement être un problème. Ce sont avant tout les enfants et les jeunes eux-mêmes qui ont peur d’une admission et ne veulent pas perdre leur école ou leurs amis. “L’avantage du projet est que nous pouvons répondre de manière flexible à cette problématique. Ainsi nous pouvons combiner l’admission d’urgence et l’école de l’hôpital, ou bien un très jeune enfant peut rester avec un membre de sa famille dans le département, si cela peut aider dans le processus,” d’après le Prof. Dr. Peter Adriaenssens.

Une zone de décompression dans une situation de crise

Le projet présent fut en grande partie construit sur la base de l’expérience que l’équipe a acquise en collaboration avec les équipes de terrain. Ces équipes passent dix semaines dans la maison d’enfants ayant des problèmes psychiatriques. Le suivi pendant cette période constitue essentiellement un pont pendant la période d’attente pour une thérapie ambulatoire. Les admissions d’urgence en psychiatrie infantile forment un important nouveau maillon dans ce processus. Là où les équipes de terrain suivent les enfants dans leur milieu familial, les admissions en urgence ont plus vocation à sortir l’enfant de son environnement. “Lors d’une crise il est surtout important de créer une zone de ‘décompression’, de laisser les sentiments se calmer un peu, et de redéfinir le problème. Pour l’instant, c’est bien trop peu possible,” indique le Prof. Dr. Peter Adriaenssens.

Phase pilote

L’admission d’urgence en psychiatrie infantile a débuté le 1er septembre et sera évaluée après une période d’une année. “Nous espérons que ce projet pourra être une inspiration pour le gouvernement afin qu’il vienne à notre rencontre dans une prochaine phase avec plus d’espace et de facilités. Mais nous nous concentrons bien entendu sur le questionnement des longs temps d’attente dans des situations de crise,” conclut le Prof. Dr. Peter Adriaenssens.

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